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Citroën (1)

Ec(h)o de Bretagne
Ec(h)o de Bretagne
Citroën (1)
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Bienvenue dans notre rubrique l’Ec(h)o de Bretagne sur Billigradio. Aujourd’hui, il y en a sûrement certains qui vont sentir une petite once de nostalgie… Par exemple, si je vous dis l' »Ami 6″ ? Ou encore la DS ? La BX ? ou plus récemment… quoi que… la C4 ? Eh oui bien évidemment, aujourd’hui il est question de Citroën. Une fois n’est pas coutume, l’épopée de Citroën en Bretagne est si riche et a tellement influencé la vie de la couronne rennaise que c’est en deux épisodes que je vais vous en conter son histoire qui dure depuis plus de 60 ans.

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Etre paysan et ouvrier à l’usine de La Janais-Rennes

Fortement implantée depuis 1919 en région parisienne, la marque Citroën souhaite dès la fin des années 50, diversifier ses sites de production et privilégie la région Bretagne en raison de sa main d’oeuvre abondante. La commune de Chartes de Bretagne, dans l’agglomération rennaise est choisie pour accueillir le site.

Juillet 1958

Six DS noires se garent devant le domicile d’Antoine Chatel, alors maire de Chartres-de-Bretagne, au sud de Rennes. C’est le PDG de Citroën, André Bercot, venu avec son état-major présenter les plans de la future usine. Et visiter les terres convoitées : 200 hectares avec trois fermes dessus. « C’était le tiers de la commune qui y passait. Il a fallu convaincre les propriétaires de vendre sans délai, l’un des fermiers a même été embauché à l’usine pour s’occuper des moutons », témoignait Antoine Chatel, à l’occasion du quarantième anniversaire de l’usine. Citroën a en effet employé des bergers pour entretenir ses terrains encore en friche.

Hiver 1958-1959

Entre novembre 1958 et mars 1959, les bulldozers sont à l’œuvre : trois mille arbres abattus, 15 km de haies arasées et plus de 500 000 m³ de terre déplacés. Le chantier titanesque va durer deux ans, avec 2 500 ouvriers à pied d’œuvre. « Nous n’avions plus assez de lait ni de commerces dans la commune, l’école est devenue trop petite », raconte encore Antoine Chatel, dans Ouest-France. Un chantier de géant. « Dix kilomètres de pieux ont été enfouis pour recevoir les presses de l’emboutissage dans la future usine. »

Le 21 Avril 1960, le président De Gaulle inaugure en grande pompe l’unité de production de La Janais, fleuron de l’industrie automobile française.

La main d’oeuvre vient des campagnes alentour, souvent des agriculteurs à la recherche d’un revenu supplémentaire. Les conditions d’embauche sont assez strictes. Citroën n’hésite pas à enquêter auprès de la gendarmerie ou à demander l’avis du curé du village. Le transport des ouvriers est assuré par des cars de ramassage.

Et voilà cette usine construite sur un terrain de 240 hectares installée au site de La Janais. Elle est conçue pour assembler jusqu’à 450 000 véhicules par an. Ça en fait l’usine la plus grande d’Europe à l’époque.

Depuis, le site industriel  a vu sortir les plus beaux modèles qui ont marqué le paysage automobile français et au-delà. Il a négocié pas mal de virages et vu ses effectifs fondre au fil des ans. Mais ça, je vous l’ai dit, ce sera pour l’épisode de la semaine prochaine dans notre rubrique l’Ec(h)o de Bretagne sur Billigradio.

A bientôt donc et n’oubliez pas, vous pouvez réécouter cette rubrique et bien d’autres sur notre site billigradio.com