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Jean Luc Mélenchon – Moi candidat

Posté par Billigradio le 27 mars, 2017 dans

Ce dimanche après midi, des bretons des « villes » et des « champs » se sont rassemblés pour écouter un candidat « insoumis ». Jean Luc Mélenchon a donné rendez-vous à tous ceux qui cherchent encore un candidat à la présidentielle.

Fort d’une image positive acquise grâce au débat diffusé il y a 8 jours sur TF1, Jean Luc Mélenchon intensifie sa campagne. Il prépare efficacement deux élections en une, les présidentielles mais aussi les législatives.

Notre correspondante était sur place et a suivi le meeting pour nous.

10 000 personnes à Rennes

14 heures. La salle du Liberté ouvre ses portes. Métro Charles de Gaulle à Rennes, une longue file d’attente tourne étonnement le dos à la salle dans laquelle Jean Luc Mélenchon tiendra meeting une heure plus tard. Renseignements pris, il apparaît l’existence d’un parcours pour parvenir à entrer dans ce temporaire temple rennais de la politique. Remontant le courant, la file se transforme en torrent, puis en fleuve, aussi impressionnant qu’interminable. Une heure avant le meeting, un flot ininterrompu de gens borde la place de part en part. Certains ironisaient d’ailleurs sur le fait qu’il fallait prendre son petit déjeuner sur la place pour espérer rentrer dans la salle. D’une contenance de 5000 personnes, le liberté a donc été pris d’assaut. Mélenchon nous l’apprendra au début de sa prise de parole : 5000 personnes dans la salle. 5000 personnes en dehors, stagnés devant un écran géant illégal. En effet, à la surprise de la star rennaise d’un jour, la ville n’a pas donné son autorisation pour installer des écrans à l’extérieur. Ce droit, il l’a pris ! Et des milliers de gens se sont amassés devant, heureux de pouvoir entendre celui pour qui ils avaient fait le déplacement.

Un début de meeting mitigé

15h30, le meeting commence. 30 minutes de retard sur l’horaire initialement prévu pour cause d’un afflux trop important à gérer. Soudain, IL apparaît, IL prend la parole. Après quelques considérations relatives à Rennes l’insoumise, valorisant au passage la fierté bretonne, il galvanise les foules présentes. Jean Luc Mélenchon s’est ensuite arrêté sur la présentation d’une bande dessinée réalisée par une bretonne puis sur le livre décrivant son programme. Une étrange et dérangeante idée s’impose alors à l’esprit : va t-il nous parler de son programme pour la France ou est il venu nous vendre des livres ? Il répondra de de lui-même à cette question en établissant un lien entre cette bande dessinée et le pouvoir révolutionnaire de la femme. Admettons !

Son programme : l’humain Mélenchoniste

Niveau programme, JLM annonce une augmentation du SMIC de l’ordre de 150€ environ. Des gens qui travaillent ne devraient pas avoir, selon lui, un salaire de 100€ supérieur à celui du seuil de pauvreté. Conséquence évidente de cette mesure, le coût du travail, certes augmentera pour les entreprises, mais ne va pas inciter ces dernières à délocaliser plus qu’elles ne le font déjà. Rassurant d’un autre coté les entrepreneurs, il prend un exemple autant absurde qu’impossible : un français ne va pas aller se faire couper les cheveux dans un pays voisin ou aller au restaurant dans un autre. Ce faisant, il cerne et circonscrit des conséquences minimisées à sa proposition. En somme, les français vivent en France et consomment en France. Et quand bien même, avec lui les entreprises paieront leur impôt dans notre pays. Comme il dit : fini Mac Do qui rapatrie ses dividendes au Luxembourg, ce paradis fiscal.
A cela, s’en suivent d’autres propositions : une allocation de 800€ pour tous les étudiants afin qu’ils se consacrent entièrement à leurs études ; plus de services publics dans les campagnes désertées par les services de l’Etat et non à la privatisation de leur mission qui, au final, coûte plus chère au
contribuable ; retour des 35 heures et des heures supplémentaires payées en tant que telles…Tout cela paraît bien sûr alléchant. Mais la question du financement se pose alors. Là encore, JLM prend les devants, assurant simplement et succinctement que son budget est analysé, mesuré , bouclé et disponible sur une vidéo de 5 heures sur sa chaîne youtube. Il ne s’étendra pas davantage sur le sujet, prônant même le fait qu’aucun de ses adversaires n’a osé s’y confronter.
JLM a également révélé sa vision de l’éducation lors de son meeting : pour lui, l’éducation passe par l’interaction. Laisser ses enfants devant la télévision ne favorise pas le lien social et ne leur apprend aucunement la façon de se comporter en société. Loin de culpabiliser les parents qui font ce qu’ils peuvent, il recentre sur l’importance de développer les interactions. Sa proposition de scolariser les enfants dès leur deuxième année d’existence prend son origine dans cette conviction qu’il énonce.
Il a d’autre part évoqué sa règle verte : la terre ne produira pas plus qu’elle ne le peut, les animaux ne sont pas des objets et ne doivent aucunement être considérés comme tels. Oui aux énergies vertes qui signeront la fin du nucléaire…Bref autant de mesures qui, pour lui, revalorisent l’homme dans ce qu’il est et dans ce qu’il fait.

Quelques tacles aux autres candidats

JLM a quelque peu taillé un costar à Monsieur Fillon : loin de fustiger le fait qu’il y ait des adversaires de droite (il rappelle qu’il en faut pour la démocratie), Mélenchon ironise sur le fait que le débat est impossible avec eux à cause des affaires judiciaires qui les occupent. A cela s’ajoute une raillerie concernant une proposition fillonniste d’un contrat de travail à droit progressif.
Marine Le Pen et Macron, quant à eux, se sont vus recalés sur leur mesure concernant le temps de travail réglementaire et le paiement des heures supplémentaires. Là où lui propose bien un temps hebdomadaire de 35h, Marine Le Pen le définit à 39 heures. Pour lui, Il faut savoir lire entre les lignes : elle ne propose pas un modèle à 35 heures auquel s’ajoute 4 heures supplémentaires payées plus chères. En bref, cette mesure est synonyme de perte de pouvoir d’achat. Quant à Macron, sa mesure d’un temps de travail en fonction de l’âge discuté au sein de chaque entreprise et non fixé à un niveau national lui paraît aberrante : un pêcheur peut alors demander un temps de travail de 7 h par semaine quand la récolte est bonne ! Sans compter que l’union européenne donne déjà un cadre légal au temps de travail (48h). Cette mesure lui apparaît alors comme un non sens.

m.s

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